Les Questions de l’ELFE

Elfe

Adopter une attitude d’empathie vis à vis de la souffrance de l’autre

Récemment, j’ai reçu une personne dans un état de grande souffrance.
Elle traversait une période sombre et je m’efforçai de lui apporter un peu de réconfort.

Je me suis rendu compte à quel point il m’était difficile de supporter ce trop plein de douleur.
Comme le disait Alexandre JOLLIEN* : « Il est très difficile, en présence de la souffrance de l’autre, d’être vraiment présent, de n’être que pure présence ».

Si vous rencontrez une telle situation, voici un outil pour vous aider** : les Questions de l’ELFE

Que s’est-il passé ?  Qu’est-ce qui t’est arrivé ?
Etablir une connexion avec la personne qui souffre.

Emotion : Quelle émotion as-tu ressentie ?
Il est très important de demander à la personne qui souffre ce qui est touché en elle, plutôt que d’essayer de s’en faire une idée. C’est le ressentit de la personne qui importe.

Le plus difficile : Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ?
Focaliser l’esprit de celui qui souffre : cette question lui permet de commencer à regrouper ses idées sur le point fondamental, de ne pas se disperser dans toutes les directions.

Faire face : Qu’est-ce qui t’aide le plus à faire face ?
Cette question tourne l’attention de la personne vers les ressources dont elle dispose pour l’aider à s’en sortir pou l’aider à se ressaisir.

Empathie : je suis désolé de ce qui t’est arrivé ; je suis ému en t’écoutant.
Communiquer sincèrement à l’autre que, pendant quelques minutes, nous avons partagé son fardeau.

Mon commentaire

Savoir écouter, vraiment écouter, sans chercher à se dédouaner en proposant des solutions (qui ne seront jamais que vos solutions à un problème qui n’est pas le vôtre, donc forcément inadéquates) est très difficile.
C’est aussi se donner l’occasion de reconnaître la blessure de l’autre qui n’est pas toujours là où l’on croit.
Si vous arrivez à entrer en empathie, dans une relation de cœur à cœur, alors vous serez d’un grand secours à la personne qui souffre.
C’est un exercice d’humilité et d’empathie.

Humilité car, lorsque nous proposons nos solutions, nous flattons notre égo en montrant que nous avons les solutions, nous sommes forts, nous sommes en capacité de résoudre le problème.
Être humble, c’est reconnaître que nous ne sommes pas omnipotents, nous ne pouvons pas tout résoudre, seulement aider un moment à porter le fardeau de la douleur.

Empathie car, lorsque nous ouvrons notre cœur, nous entrons en contact avec la dimension émotionnelle de l’autre. Encore faut-il pour cela, ne fut-ce que quelques instants, accepter de faire abstraction de notre mental.

J’ai été ému, à la fin de cet entretien, de recevoir ce que je tiens pour un compliment : « C’est la première fois que j’ai l’impression d’être entendue là où je suis… »
Il arrive parfois de recevoir des cadeaux d’où on ne les aurait pas attendus.

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* Discours lors de la remise du Prix Pierre SIMON en mai 2010
** Auteur : David SERVAN-SCHREIBER dans son livre Guérir -Ed. Robert LAFFONT – Mars 2003 – Collection Réponses