Entrée en conflit : « c’est bon ! »

Conflit

Comment éviter d’entrer en conflit

Vous avez certainement déjà entendu cette répartie de quelqu’un (un ado, un collaborateur, …) à qui vous demandez des explications sur quelque chose qui ne vous convient pas :
« C’est bon !… » vous répond-il avec l’air excèdé de quelqu’un à qui vous êtes en train de mettre la pression et que « ça suffit, là, maintenant, c’est bon ! »

C’est généralement le début d’une dispute en bonne et due règle.

Que se passe t’il ?
La personne qui vous rembarre utilise une technique de fuite : d’une part, elle évite la confrontation à ses actes et pour celà, elle vous indique implicitement que c’est vous qui êtes trop exigeant.
Résultat : personne n’est content.

Si vous ne recadrez pas le débat tout de suite, chacun va repartir avec son petit paquet de rancoeur sous le bras et la situation ne manquera pas de se reproduire… jusqu’à ce que vous ayez apuré le passif.
Comme de bien entendu, plus celui-ci sera important, plus ce sera difficile de revenir à un mode de fonctionnement harmonieux.

Décriptage
D’une part, le « c’est bon » dont vous avez été gratifié ne suppose pas que la personne se fiche pas mal de ce que vous lui dites.
Dans la plupart des cas, ça signifie qu’elle accepte mal de voir la partie d’ombre en elle : elle n’est pas parfaite (comme chacun de nous) et elle aussi, peut faire des bêtises.
Son égo est blessé et elle fait tout pour se protéger.

D’autre part, si ça vous chauffe autant les oreilles, c’est que vous ne vous sentez pas entendu dans votre demande.
Vous avez un reproche que vous estimez légitime à formuler et il n’est pas entendu, reconnu et accepté par la personne à qui vous venez de le formuler.
Ça revient à nier votre besoin, votre compétence et même votre autorité.
Bref, c’est votre égo qui est blessé.

Nous avons donc affaire à deux égos blessés.

Alors, que faire ?
D’abord, souffler un bon coup : se mettre soi-même sous pression ne sert à rien.
Si vous avez du mal à redescendre dans les tours, dites simplement que vous souhaitez qu’on en reparle dans un moment et prenez le temps de vous calmer à l’écart, dans votre bureau, à la cafet, sur la terrasse, …  Prenez soin de vous (non, ce n’est pas une bonne idée d’aller griller une cigarette) !

Ensuite, revenez et prenez le temps d’expliquer ce qui s’est passé, de relater les faits sans charge émotionnelle.
Expliquez en quoi ces actions vous dérangent : ces actions vous amènent à quel ressenti ? vous êtes mal à l’aise, vous êtes fâché, vous avez l’impression d’être négligé ?

Puis, indiquez quelles sont les conséquences, pour vous. Quels sont vos attentes par rapport à ce qui aurait dû être fait, à ce qui a été mal fait ou pas fait.

Enfin, tournez-vous vers les solutions : comment peut-on faire pour que les deux parties soient satisfaites ?
Ne négligez pas cette phase : elle peut être l’occasion de se brancher sur la créativité, tant la vôtre que celle de votre interlocuteur.

D’expérience, je peux témoigner du bien-être et du soulagement que peut apporter cette rémission.
On installe ainsi un climat de confiance où chacun sait qu’il a droit à l’erreur et qu’ensemble, on trouve toujours de meilleures solutions.

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