La crise ? Quelle crise ?!

Cheval

Tout le monde parle de crise en ce moment. Comme ça fait 40 ans que ça dure, je crois qu’il serait grand temps de réfléchir un peu à ce qui arrive à notre civilisation : nous ne sommes pas en crise, nous sommes en mutation !

Le paradigme sur lequel a été bâti notre mode de vie européen depuis la fin des années soixante est obsolète : il nous faut de la croissance, il nous faut la société de consommation, il nous faut toujours plus, plus vite et de préférence avec le moins d’efforts possible : c’est fini, ça ne marche plus.

Vouloir s’entêter à continuer selon ce modèle économique, c’est aller droit dans le mur. Et ce n’est pas une attaque politique que j’énonce ici : depuis 40 ans, il y en a eu des alternances entre droites et gauches de tous les pays européens, à commencer par notre belle France. Nous ne sommes pas capables, et c’est tant mieux, de réduire nos coûts de production au niveau de celui des pays émergents : nous importons des articles de mauvaise qualité fabriqués par de la main d’oeuvre sous payée dans les pires conditions humaines (et souvent sanitaires), et c’est du chômage que nous importons et du savoir-faire que nous perdons. Si nous n’y prenons pas garde, le tiers-monde, demain, ce sera nous !

Certes, me direz-vous, mais par quoi remplacer ce ‘toujours plus’ ?

Le ‘mieux’ en place du ‘plus’

Et si nous invitions plutôt le ‘mieux’ à la table des négociations ? Il ne s’agirait plus de produire plus d’articles, de services, de relations, … de médiocre qualité (les super produits bons marchés sont rares), mais de produire de la meilleure qualité, en privilégiant les circuits courts des matières premières, la proximité des services clients, l’innovation et la créativité, l’écologie relationnelle et économique.

Dans l’agriculture, tous les entrepreneurs-exploitants qui se sont mis à la bio-dynamie s’en félicitent. Pour un investissement relativement faible au départ, surtout de la formation à un autre mode de fabrication/culture, largement compensé par la baisse des coûts d’achat des produits phytosanitaires, ils obtiennent de meilleurs produits, en quantité et qualité supérieures avec en plus un avantage marketing certain : le ‘bio’ est dans l’air du temps et se vend à meilleur prix !

Qu’on ne s’y trompe pas : le ‘bio’, ça s’applique aussi aux services ! Nous avons tous eu affaire un jour à un ‘plateau’ d’appel téléphonique off-shore pour nos prestations de services divers et variés.

Que dire des produits manufacturés : les récents exemples de l’industrie agro-alimentaire montrent à quel point la chaîne d’approvisionnement mondialisée est fragile, voire peu fiable. Etes-vous certain de ce qu’il y a dans vos plats préparés ?

Leadership et paradigme du ‘mieux’

Pour changer de paradigme, il faut donc inscrire une volonté stratégique dans les actions de l’entreprise (industielle, tertiaire, agricole). Depuis le chef d’entreprise jusqu’au simple employé, il est nécessaire de faire changer les mentalités pour que chacun à son poste se sente investi d’un rôle qui va dans le sens de la mission de l’entreprise.

C’est donc tout naturellement à l’encadrement que revient le rôle de fixer le cap, de préparer la feuille de route et de montrer l’exemple. Quoi de mieux pour affirmer son leadership, dynamiser les troupes et susciter la créativité pour trouver ensemble les solutions d’avenir ? Qui mieux est, un personnel impliqué est plus productif, plus réactif et beaucoup moins sujet à l’absentéisme.

Je suis persuadé que c’est là une voie royale pour sortir de la période de turbulences où nous sommes, redonner l’espoir en des jours meilleurs à des milliers de familles et gagner ces fameux points de productivité dont on nous rebat les oreilles (sans rien proposer de vraiment constructif).

J’ai eu le plaisir de travailler sur le thème de la résilience avec des ‘pointures’ de niveau national et international, Boris Cyrulnik et Robert Dilts (cf. page entreprise-et-resilience de mon site pro). Des solutions existent, des programmes sont disponibles, qu’attendons-nous pour les mettre en oeuvre ?
Je souhaite de tout coeur que nos entreprises prennent ce virage et que dans un proche avenir, nous puissions dire : « La crise ? Quelle crise ?! »

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