L’immortalité

MeduseDeux équipes de chercheurs, l’une allemande, l’autre américaine, viennent d’isoler le gène de l’immortalité dans deux animaux bien différents*. L’immortalité, vieux rêve de l’homme, sera-t’elle bientôt à notre portée ?

Les biologistes allemands, à l’université de Kiel**, sous l’égide de Thomas Bosch, ont isolé le gène qu’ils ont baptisé FoxO dans un petit animal aquatique, l’hydre ou polype d’eau douce.
Ils ont montré que FoxO permet le maintien d’un stock constant de cellules souches, permettant ainsi de renouveler indéfiniment tous les tissus du corps de l’hydre, qui, de facto, ne vieillit pas et ne meurt jamais.

Les américains de l’université de Lecce***, eux, ont été alarmés par la prolifération d’une méduse, la Turritopsis nutricula. Elle serait originaire de la mer des Caraïbes et se répandrait à présent dans toutes les mers du globe.
Comme elles ne peuvent pas mourir, ces méduses se sont multipliées à travers les océans du monde entier, provoquant une panique presque surnaturelle dans la communauté scientifique internationale au point que le Docteur Maria Miglietta du Smithonian Tropical Research Institute (Institut marin tropical Smithsonien) a déclaré aux journalistes : « Nous nous préparons à une invasion silencieuse mondiale. »

Bien que présent dans l’ensemble du règne animal, dont l’homme fait partie bien sûr, l’expression de ce gène est atténué par le processus de vieillissement.

Qu’adviendrait-il si, d’ici quelques années, les biologistes développaient une thérapie génique apte à réactiver ce gène chez l’homme, à l’instar de ce qui se passe pour l’hydre ou la méduse ? Nul doute que les collectivités scientifiques du monde entier vont se livrer à une compétition sans précédent sur le sujet !

Je vous laisse imaginer toutes les conséquences que l’immortalié pourrait avoir sur l’homme, la société, la géopolitique, l’économie, l’écologie, les voyages intersidéraux, etc.

Peur de la mort et/ou du vieillissement ?
C’est aussi un sujet que l’on peut aborder en coaching : la résilience après une période difficile pour se (re)bâtir un projet de vie, c’est le coeur de mon activité.
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* L’hydre et la méduse appartiennent toutes les deux au genre animal des cnidaires, dans lequel on trouve aussi les coraux et les anémones de mer. La découverte des propriétés de régénérescence de l’hydre ne datent pas d’hier puisqu’on en parlait déjà en 1758 ! Pour info, ces ‘bestioles’ ont une taille d’environ 5 mm pour les méduses, jusqu’à 15 mm pour l’hydre. Si les méduses prolifèrent, c’est que leurs prédateurs naturels, les tortues, sont victimes de la pollution des hommes (les sacs en plastique). Enfin, le corail est déjà utilisé en chirurgie pour les réparations squelettiques. Dame Nature nous comble de ses bienfaits, pourquoi tellement la malmener ?
** Article paru dans ‘Science et vie’ n° 1144 de Janvier 2013.
*** Article de Ker Than, « ‘Immortal’ Jellyfish Swarm World’s Oceans », National Geographic Society, 26 octobre 2011, rapportant les déclarations du Dr Miglietta en Janvier 2009.